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Association
communale de chasse agrée
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Le mot de l'association pour l'année 2001 paru au
bulletin municipal
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Remerciements
Nous remercions toutes les personnes qui
ont participé d'une façon ou d'une autre au loto du 09 décembre
et ont ainsi contribué à son succés.
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Le chevreuil, en voie d'extinction?
Landes, Gironde, Vendée, Isère, Loiret,
Sarthe, Creuse et bien d'autres encore subissent depuis plusieurs
années une vague de mortalité chez les populations de
chevreuils. Plus de trente départements sont touchés.
Plusieurs dizaines de cadavres sont
parfois retrouvés en l'espace de quelques semaines sur des
massifs boisés aux densités hétéroclites. De nombreuses
hypothèses sont avancées: surpopulation, parasitisme, sélection
naturelle. Pour avoir des réponses plus pertinentes, une étude a
été commandée à l'ONCFS (Office National de la Chasse et de la
Faune Sauvage). Cette étude lancée en 1999 sur trois
départements (Loir-et-Cher, Seine-et-Marne et Landes) n'a
malheureusement pas donné de réponses certaines. A l'heure
actuelle son coordinateur de l'unité "santé et gestion de
la faune sauvage" de Nancy reste perplexe: "Malgré de
nombreuses recherches et recoupements nous ne pouvons mettre en
évidence une cause de mortalité, et pourtant les chevreuils
meurent bel et bien! Dans ces trois départements et dans de
nombreux autres, qui ont apporté leur concours à cette vaste
enquête, les chevreuils retrouvés morts ont été pesés (pleins
et vidés), mesurés, disséqués, sans qu'aucun recoupement ne
permette de trouver un lien entre eux. Le parasitisme est bien
souvent présent, parfois multiple, mais rarement à des niveaux
mortels. Et de conclure:" le travail accompli au cours de
cette première phase est intéressant mais nous laisse face à
une énigme aux multipes aspects contradictoires". La
Haute-Vienne n'est pas touchée mais certains territoires ont
parfois vu leur cheptel décimé à hauteur de 50%.
Autre aspect de la maladie, elle ne touche pas de façon
régulière et systématique. Dans tel endroit ce sont plus de
vingt cadavres retrouvés en quelques semaines alors qu'à
quelques kilomètres rien n'est signalé. Les fortes mortalités
ont été enregistrées dans les zones où les densités de
chevreuils étaient les plus fortes.
Si comme l'avancent certains, ces
mortalités ne sont dues qu'à des densités trop élevées,
celles-ci devraient s'estomper et disparaître une fois que
l'équilibre sera retrouvé. Certains territoires ont peut-être
joué aux "apprentis sorciers" en laissant exploser leur
cheptel alors que les capacités d'accueil ne le permettaient pas.
Si par contre les populations continuent de fléchir dans les
zones précédemment touchées, l'hypothèse d'une épizootie plus
grave pourrait être avancée avec toutes les interrogations
qu'elle susciterait sur l'avenir de cette espèce. Difficile donc
aujourd'hui de prévoir l'avenir au plus petit de nos grands
animaux.
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 | Quelques chiffres
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5915 francs, c'est le
résultat du loto du 09 décembre 2000. |
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16, c'est le nombre de grands animaux prélevés sur l'ACCA à ce
jour (8 chevreuils et 8 sangliers; le plan de chasse chevreuil est
réalisé en totalité depuis le 22 décembre 2000). |
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115.000.000,00 (115 millions de francs) c'est le montant des
dégâts payés en France aux agriculteurs en 1999, par les
chasseurs, pour les seuls dégâts de sangliers. |
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306.829, c'est le nombre de sangliers prélevés en France pour
la saison 1999-2000. |
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 | Ce que la langue française
doit à la vénerie (la chasse à cour)
Par Mr Maurice DRUON de
l'Académie Française.
Le
grand lexicologue Pierre LAROUSSE avait relevé que le vocabulaire
de la chasse au cerf comptait à lui seul trois cents termes,
qu'il y avait huit manières de désigner le sanglier suivant son
âge et que le daim, le chevreuil, le lièvre et le loup
avaient aussi leur vocabulaire spécial.
Il
y a moins de gens aujourd'hui qui vont frapper aux brisées
qu'il n'y en a qui se plaignent qu'on ait marché sur leurs
brisées. Aller sur les brisées de quelqu'un se
trouve déjà et chez Corneille et chez Molière.
De même si quelqu'un a ameuté tout le quartier ce n'est
pas parce qu'il a réuni tous ses chiens en corps de meute: mais
l'expression vient de là.
Dès le 16ème siècle on parlait de poursuivre un procès à
cor et à cri. Quand on se rue à la curée des places, des
titres, des honneurs on ne se jette pas pour autant sur les
entrailles de ses adversaires.
Débouler à son origine dans la chasse au lièvre tout
comme dépister. C'est de la chasse du lièvre que se sont
formées les expressions: c'est là que gît le lièvre, lever
un lièvre, courir deux lièvres à la fois.
Débusquer est un doublet de débucher qui veut dire
sortir du bois. L'usage de limier pour policier,
enquêteur, remonte au 17ème siècle et fin limier apparaît chez
Balzac. Le limier est le chien qui aide le chasseur à faire le
bois le matin pour localiser les animaux.
Faire tête, tenir tête s'est dit d'abord du cerf faisant
face aux chiens. Prendre, sentir le vent, aller dans le vent
sont des images formées sur le parler du veneur.
De même, on commence par mettre les chiens sur la voie,
puis on met quelqu'un sur la voie; ou encore on chasse
à la billebaude puis on conduira ses affaires à la
billebaude, c'est à dire un peu au hasard.
Autant on peut dire de faire buisson creux, tomber en défaut,
donner le change, prendre les devants, prendre le contre pied.
Et la liste n'est pas close.
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